Restauration (en cours) d’une carrosserie de 4L

Chacun le sait, les caisses de nos chères 4L sont particulièrement sujettes à la corrosion. La tôle de la carrosserie est fine, d’origine pas toujours bien protégée contre l’humidité et donc souvent perforée par la rouille au fil des années. Depuis Février 2019, je suis en pleine restauration d’une carrosserie provenant d’une 4L que j’ai récupéré. Je tenais à vous faire part de l’avancée des travaux (découpe, tôlerie, soudure, décapage, mise en apprêt, peinture), et c’est l’objet de cet article ! 😉

Avant tout, je tiens à préciser que je ne suis pas carrossier et que ce n’est pas du tout une spécialité chez moi… Mais c’est en pratiquant que l’on apprend ! Ainsi, malgré tous mes efforts pour réaliser ces travaux de carrosserie avec le plus grand soin possible et en respectant au mieux les techniques de restauration, je ne suis (pour le moment) pas expert dans ce domaine et je n’ai pas la prétention de faire un travail parfait. D’ailleurs, si vous avez des compétences ou expériences particulières en carrosserie, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques ou conseils en bas de l’article.

Constat de l’état de la carrosserie de la 4L

État et constat général

La caisse que l’on va restaurer est nue : on ne va donc pas s’intéresser ici aux ouvrants (portes, capot) ni aux ailes.

Nous avons préalablement désossé toute la carrosserie : parebrise, vitres, joints, tableau de bord, faisceau électrique…
L’arrière de la caisse… certainement là où il y aura le plus de travail !

La caisse de cette 4L me paraissait, au départ, assez saine. Mais, en s’approchant de plus près, je me suis vite aperçu qu’il allait y avoir beaucoup, beaucoup de boulot ! 🙁

Il restait néanmoins des points positifs, parmi lesquels :

  • Fixation des ailes arrières en très bon état, corrosion quasi inexistante (à peine quelques piqûres de rouille en surface). C’est pourtant un des points noir de la 4L en terme de corrosion.
  • Tout le haut des ailes arrières (ainsi que le contour des custodes) en parfait état.
  • Montant des portes arrières en excellent état, aucune corrosion.
  • Toit sans bosses, ni corrosion.

Passons maintenant aux points noirs :

  • Corrosion perforante au niveau des fixations de ceintures sur les passages de roues arrières : un grand classique sur les 4L.
  • Plancher du coffre percé par la corrosion à de multiples endroits.
  • Montant arrière droit perforé.
  • Quelques points de corrosion perforante au niveau du tablier avant (cloison entre le moteur et l’habitacle).
  • Quelques zones de corrosion importante au niveau de l’entourage du parebrise.

Allez, maintenant qu’on a fait le tour de l’étendu des dégâts, je vous montre en photos et en détails à quoi cela ressemble. 🙂

 

Fixations de ceintures de sécurité au niveau des passages de roue arrières

Les dégâts sont assez importants à ce niveau là : c’est précisément la zone la plus exposée à la corrosion sur toutes nos 4L. Pourquoi ? A cause de cette fameuse plaque se trouvant côté extérieur, qui a pour rôle de renforcer la fixation des ceintures de sécurité arrière. Cette plaque est soudée par points à l’intérieur du passage de roue (là où l’eau s’infiltre aisément) mais n’a pas été jointé ou mastiqué. Résultat, il y a un jour assez important entre les deux tôles, l’eau s’y infiltre mais ne peut plus en ressortir : toutes les conditions pour une belle corrosion sont réunies !

Sur nos passages de roues la corrosion perforante va au-delà du support de fixation des ceintures de sécurité et s’étend sur presque toute la partie basse, proche du plancher du coffre.


Voilà le passage de roue en question. La zone tout autour du support de ceinture de sécurité est complètement rongée par la corrosion. Il s’agit du côté gauche, mais le côté droit est exactement dans le même état.

 

 

On voit bien la perforation lorsque l’on s’approche de plus près. Tout cela est dû à l’eau qui s’est infiltré de l’autre côté du passage de roue (côté extérieur). Il va falloir découper tout ça !

 

 

Au même endroit mais côté extérieur maintenant, même constat : la tôle de renfort a été complètement perforée (on voit à l’intérieur l’écrou pour la fixation de la ceinture de sécurité). C’est la vraie maladie des 4L ! 🙁
 
 
 

Plancher du coffre

Au départ, je pensais que la corrosion n’était que superficielle. Mauvaise surprise après un bon nettoyage : la corrosion est perforante à de multiples endroits du plancher !

Voilà l’état de l’avant du plancher. De loin, on pourrait se dire que ce n’est que de la rouille de surface. Mais après un petit coup de brosse métallique, c’est un vrai gruyère ! Ce ne sont que de petits trous, mais on ne peut pas laisser le plancher comme ça.

 

 

La corrosion du plancher, en détail. On est d’accord, ce n’est vraiment pas beau ! 🙁

On ne se rend pas bien compte sur la photo mais la rouille est assez profonde.

 
 

Baie de parebrise

La corrosion des baies de parebrise est également un grand classique, sur les 4L bien sûr, mais sur toutes les voitures anciennes en général. J’ai eu le même cas sur mon Austin Mini, et exactement au même endroit d’ailleurs (angle inférieur droit). Pourquoi ? Car lorsque le joint du parebrise n’est plus tout à fait étanche, l’eau finit par s’infiltrer et stagner à l’intérieur du joint, où se trouvent deux tôles soudées entre elles par point. Cela signifie que de l’eau peut s’infiltrer entre les deux tôles, puisque celles-ci ne sont pas jointées, et ainsi provoquer la corrosion de la baie de parebrise. Cette corrosion est souvent responsable d’infiltration d’eau dans l’habitacle lors de fortes pluies.

 

La baie de parebrise est attaquée par la corrosion sur deux petites zones. Ce n’est pas grave en soi pour le moment, mais si on laisse comme tel, cela va très vite empirer.

 

 

Le métal est bien attaqué et la rouille est perforante. On ne peut pas nous permettre de simplement décaper et traiter contre la corrosion. Il va falloir faire une découpe et ressouder une tôle neuve.

 

 

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