Fiches pratiques,  Tutos mécaniques et restaurations

Quels outils pour entretenir et réparer sa voiture ancienne ?

Comme le dit le proverbe, les bons outils font les bons ouvriers ! Celui ci s’applique parfaitement à tout amateur de voitures anciennes qui souhaite entretenir et réparer lui-même son auto : ça nécessite d’avoir de bons outils. Par “bons”, on entend deux choses : cela signifie à la fois les outils adéquates, adaptés à la restauration de voitures anciennes mais cela signifie également bons en terme de qualité. Même si c’est en forgeant qu’on devient forgeron (promis j’arrête là pour les proverbes), on ne peut espérer réaliser des travaux de qualité sur une voiture si on ne respecte pas ces deux critères. Lorsque l’on débute en restauration, on est un peu perdus : de quels outils ai-je besoin pour démarrer ? Dois-je tout acheter d’un coup ? Quelle qualité choisir ? Quelles marques d’outillage choisir ? Je tente de répondre ici à toutes ces questions ! 🙂

L’OUTILLAGE INDISPENSABLE POUR ENTRETENIR ET RÉPARER SA VOITURE ANCIENNE

C’est l’outillage qui vous permettra de réaliser l’ensemble des opérations d’entretien et petites réparations de base sur votre ancienne : vidange, freinage, réglages moteur, trains, petits travaux électriques… L’objectif est de vous permettre de réaliser les opérations “faciles” vous-même sans aller voir votre garagiste : changer un soufflet, une rotule, régler le jeu aux soupapes, faire une vidange, changer de plaquettes de frein, des amortisseurs etc…

Les petits outils à main universels

  • Jeu de clés mixtes

C’est l’indispensable dans tout garage d’amateur de voiture ancienne. Ce sont des clés présentant d’un côté une fourche et de l’autre côté un œil. Je vous recommande d’avoir toutes les clés mixtes, de 6 à 19mm minimum. La 23, 24 et 32 mm pourront aussi vous être utiles, mais c’est plus rare.

  • Jeu de cliquets et de douilles

Comme pour les clés mixtes, les cliquets avec leur douilles sont certainement les outils que l’on utilise le plus dans un garage d’ancienne. Ils sont généralement vendus en coffret complet avec 2 cliquets (1/4 et 1/2), l’ensemble des douilles (6 à 32 minimum), 1 ou 2 rallonges par cliquet, un manche de préhension (dont on se sert tout le temps, par exemple pour desserrer des colliers à l’aide d’une douille de 7), des cardans et des embouts de vissage.

Privilégiez les cliquets qui possèdent a minima 72 dents : on a ainsi une bonne précision et un angle de reprise faible permettant de serrer et desserrer des vis même dans des endroits très confinés. N’oubliez pas de vous munir des douilles spécifiques à bougies (16, 18, 21…) : ce sont des douilles un peu plus longues avec une bague en caoutchouc permettant de sécuriser le serrage / desserrage pour ne pas faire tomber la bougie.

  • La clé à molette

La clé à molette peut dépanner à tout moment : lorsque l’on n’a pas la clé plate adéquate, lorsqu’on a besoin de plus de force ou encore pour desserrer un embout carré de vidange (moteur ou boîte de vitesse).

Clés à molette, les 2 extrêmes ! L’idéal est selon moi d’en avoir une 3ème : vous pourrez ainsi faire toutes sortes d’opérations.
Ici je me sers d’une clé à molette pour le serrage d’un écrou d’alternateur. J’aurais pu utiliser une clé plate, mais l’écrou est large et j’ai plus de prise et de force (effet de levier) avec la clé à molette.
  • Jeu de clés à pipes 6 pans

Privilégiez les clés à pipes débouchées, qui permettent de serrer un écrou sur un goujon long par exemple, ou d’insérer une lame de tournevis pour faciliter le serrage / desserrage. Prenez les mêmes dimensions que pour les clés plates (6 à 19 généralement).

  • Jeu de tournevis

Une dizaine feront l’affaire

Outil incontournable de n’importe quelle caisse à outil, je vous conseille d’en avoir au minimum une dizaine : 3 ou 4 à empreinte cruciforme (Philips et Pozidriv), 2 ou 3 à empreinte plate et 2 à empreinte Torx (apparues à la fin des années 80, les vis à empreinte Torx sont peu nombreuses d’origine sur nos anciennes, mais bien pratiques en remplacement de vis cruciforme abimées). Il est très important de posséder différentes tailles d’empreinte de tournevis, cela permet de pouvoir effectuer un serrage conséquent ou de desserrer une vis bloquée par la corrosion sans foirer la tête de vis.

Empreintes spécifiques : privilégiez le tournevis porte-embouts

Vous aurez rapidement besoin de bien plus d’empreintes spécifiques, mais comme vous ne vous en servirez pas souvent, inutile selon moi d’investir dans un tournevis pour chaque empreinte. Même si c’est moins pratique, vous pouvez vous contenter d’avoir les embouts adéquats avec tournevis porte-embouts pour les empreintes plus spécifiques. En revanche, pour les tournevis indispensables (cruciformes et plats en particulier), ne lésinez pas sur la qualité : étant donné que vous en servirez très souvent, il vaut mieux qu’ils tiennent le coup et que leur ergonomie soit parfaite. Un bon tournevis est avant tout un tournevis dont la prise en main est bonne et qui permettent d’exercer une force importante sans s’arracher la main. Il doit bien sûr être également extrêmement résistant à la flexion, aux chocs, aux produits chimiques…

  • Pinces

S’il existe des dizaines de pinces différentes, seules quelques unes sont obligatoires pour réparer vos anciennes, du moins pour les opérations de bases. Voici les 5 pinces indispensables selon moi : une pince multiprise, la pince à tout faire (serrer une pièce dans sa mâchoire, rabattre une tôle frein sur un écrou, écarter des goupilles), une pince universelle, une pince coupante, diagonale de préférence (électricité, colliers…), une pince à becs longs et fins (courbés ou non) qui permet d’accéder à des endroits confinés; une pince à dénuder (pour les travaux d’électricité).

On pourrait également rajouter la pince étau et les pinces à circlips, mais leur utilisation est tout de même plus rare pour des opérations basique et est réservée à des travaux plus spécifiques.

Sur la photo de gauche sont présentés les 2 types de pinces circlips : pince à circlips extérieurs (en jaune) et pince à circlips intérieurs (en rouge). A droite, on extrait un circlip qui maintient un roulement (tendeur de courroie de 4L).

Il y a un autre outil qui n’est pas vraiment une pince mais qui s’y apparente et que j’utilise personnellement tout le temps : une petite cisaille multifonction. Elle fait à la fois office de ciseau (autre outil indispensable dans un garage) et de pince coupante pour des matières pas trop dures.

  • Scie, limes à métaux, brosses métalliques

Cela peut paraître étrange, mais la scie à métaux est un outil que l’on utilise quotidiennement dans la rénovation de voitures anciennes. Elle peut servir à tout : découper une tôle, scier une vis trop grande ou dont l’écrou est bloqué, réaliser un trait de repère…

Les limes vont de paire avec la scie à métaux, on les utilise fréquemment pour les finitions des tôles ou des pièces métalliques. Prévoyez un jeu de 3 ou 4 limes de différentes dimensions et de différentes formes : plate, demi-ronde et ronde (aussi appelée “queue de rat”).

Enfin la brosse métallique… Que ce soit pour nettoyer vos bougies, supprimer la rouille sur une pièce, dérouiller un filet ou une tête de vis… vous ne pourrez plus vous en passer. D’ailleurs, vous pouvez là aussi en prévoir plusieurs tailles et plusieurs niveaux de dureté selon les travaux à réaliser.

Il s’agit sur ces photos d’une brosse métallique douce, avec des poils en laiton. Elle permet de nettoyer des pièces métalliques sans les rayer (tête de soupape ici).

  • Outils de frappe : marteau, maillets, jets, burins, et pointeau

Maillets et marteaux

On utilise généralement les marteaux et les maillets pour désassembler deux pièces, les extraire ou au contraire les positionner. Deux marteaux “rivoirs” (aussi appelés “marteaux de mécanicien“) de dimensions différentes feront l’affaire. J’utilise également depuis peu un maillet à embout interchangeable, et j’avoue qu’il remplace bien souvent le marteau ! Assez dur, on peut l’utiliser comme un marteau pour nombre d’opérations, à la différence qu’il ne marque pas le métal puisque les embouts sont en polyuréthane. Cela permet d’éviter d’abîmer le traitement de surface de la pièce en question, ou pire, de la déformer. Un outil vraiment incontournable dans tout garage d’amateur d’anciennes.

Deux marteaux rivoirs
Maillet caoutchouc et maillet à embouts interchangeables

Le maillet (caoutchouc ou à embouts interchangeables) reste le compagnon idéal lors de démontages. Il permet de décoller des pièces sans les abîmer : ici, on dépose une pompe à essence (gauche) et une pompe à eau restées collées avec les années à l’aide de petites frappes au maillet caoutchouc.

Jets et pointeau

Associés à un jet (ou chasse goupille), les marteaux et maillets permettent d’extraire les goupilles mécanindus, les axes en tout genre ou de mettre en place des pièces. Les jets ne coûtent pas grand chose, et permettent de faire un travail propre. Lorsque le marteau est associé à un burin, on ne parle plus vraiment de travail propre. Mais cela s’avère parfois indispensable pour cisailler.

Vous aurez également besoin d’un pointeau, qui permet de marquer le centre d’un perçage et éviter ainsi le ripage du foret. On utilise aussi bien souvent le pointeau pour réaliser des repères.

Très pratique, le pointeau permet de faire un travail propre en réalisant des perçages précis. A gauche, je pointe avant perçage pour monter une patte de fixation de phare longue portées sur une Mini Austin. A droite, je perce la cloison moteur / habitacle pour y fixer un réservoir de lave-glace (Renault 4L).

  • Baladeuses et plateaux magnétiques

Ce ne sont pas des outils à part entière mais plutôt des accessoires indispensables qui permettent de faire du bon boulot quelles que soient les conditions. Ayez toujours une baladeuse à LED à portée, que ce soit pour inspecter les dessous de votre ancienne ou pour éclairer votre compartiment moteur lorsque vous y faites une opération. Le top du top sont les baladeuses “slim” aimantées, on peut les positionner n’importe où même dans les zones les plus inaccessibles. J’en ai une et je ne m’en sépare jamais !

A gauche une baladeuse LED classique, à droite une baladeuse slim, bien pratique dans le compartiment moteur. Les deux sont aimantées.

Les plateaux magnétiques permettent de réceptionner la visserie et les petites pièces lorsque vous procédez au démontage d’une pièce, sans crainte de les perdre grâce à l’aimant. Cela peut paraître un peu gadget, mais pour moi cela n’est pas du tout : ils permettent de faire un travail plus pro et de gagner du temps.

Le grand plateau est idéal lorsque l’on doit repérer les pièces moteur notamment (pistons, soupapes, tiges de culbuteur). Le petit modèle est parfait pour récupérer la visserie directement lors du démontage avant de les ranger en sachets repérés.
  • Jeu d’outils en plastique pour le démontage

J’ai acheté un jeu de 10 outils en plastique (petits leviers) pour la somme de 6€ en début d’année, et depuis, je ne compte plus les fois où je les ai utilisés. En effet, ces outils permettent de remplacer les tournevis que l’on utilise (trop) souvent comme levier pour extraire des petites pièces ou joints, mais qui font des dégâts sur nos voitures. Par exemple, qui n’a pas déjà démonté un pare-brise et son joint avec des tournevis ? Qui n’a pas déjà démonté ses garnitures de porte avec un tournevis ? Avec ces petits outils, non seulement les opérations citées sont beaucoup plus simples, mais en plus vous ne risquez pas d’endommager votre baie de parebrise ou la tôle de vos portières. Alors, qu’attendez-vous ? 😉

Voilà les outils en question. A droite, je m’en sers pour retirer les agrafes de garnitures de sièges lors de la restauration de mes sièges de 4L.

L’outillage du garage à voitures anciennes

Ce sont les outils un peu plus volumineux qui restent au garage et sans lesquels vous ne pourrez pas réparer votre voiture correctement !

  • Cric et chandelles

Difficile d’envisager quelconques travaux sur vos freins, vos trains, votre direction ou encore votre bas moteur sans l’aide d’un cric rouleur hydraulique. Il permet non seulement de soulever votre auto mais également de pouvoir soutenir une boîte de vitesse, un bloc moteur ou encore un berceau durant leur démontage.

Voici un cric rouleur en acier, extrêmement robuste. Il est très lourd et reste donc au garage.
Ici c’est un cric en aluminium : sa légèreté nous permet de le sortir du garage si besoin et même de le transporter (par exemple pour aller inspecter les dessous d’une auto avant achat) !

Attention, le cric est indissociable des chandelles. Dès lors que vous soulevez votre ancienne, vous devez placer des chandelles en dessous du véhicule pour le sécuriser et ce avant toute opération (même si vous ne passez pas en dessous). En effet, le cric hydraulique est conçu uniquement pour soulever et non pour soutenir une charge de manière prolongée. Seules les chandelles peuvent jouer ce rôle. Pour une sécurité totale, vérifier que votre frein à main soit bien tiré et placez des cales (en bois par exemple) derrière les roues qui sont restées au sol. Les chandelles à crémaillères (avec goupille de sécurité) permettent de régler la hauteur et font très bien l’affaire.

  • Étau / établi

Impossible de débuter dans la restauration de voitures anciennes sans un bon établi. Grand, de préférence. Car vous n’aurez jamais trop de place sur un établi ! 🙂 Je recommanderais au moins 2 mètres de largeur et 80 cm de profondeur pour être confortable. Il existe des établis déjà faits, mais je vous conseille de le faire maison pour l’adapter au mieux à votre besoin : dimensions, hauteur selon votre taille, forme selon sa disposition dans le garage, etc.

Mais que serait un établi sans son étau ? C’est un des outils qu’on utile le plus en restauration d’ancienne ! Privilégiez un étau à base pivotante (très pratique) et avec une ouverture de 230 mm ou plus si possible. Enfin, on a tendance à beaucoup forcer sur un étau, alors ne lésinez pas sur la qualité !

Avoir un étau avec une ouverture importante est primordial : cela vous dépannera de nombreuses (photo du haut). On peut aussi se servir de l’étau comme d’une petite presse pour insérer des bagues ou des silent blocs par exemple (photo du bas).

  • Outillage pour la vidange et le remplacement des liquides (huile moteur, liquide de refroidissement, liquide de frein)

Les vidanges d’huile moteur, d’huile de boîte, de liquide de refroidissement et de liquide de frein sont certainement les opérations d’entretien les plus faciles à faire sur une voiture ancienne. C’est aussi celles que vous serez amener à faire le plus souvent si vous faites vous-même l’entretien de votre auto.  Alors, autant être bien équipé !

La vidange requiert du matériel indispensable :  un bac de vidange transportable pour récupérer l’huile usagé et l’amener dans un centre de tri (au minimum 5L, selon votre voiture), plusieurs entonnoirs de diverses tailles dont un raccordé à un tube pour remplir la boite de vitesse, une grosse seringue pour vidanger le réservoir de liquide de frein par exemple et une clé ou des embouts de vidange (carrés généralement) adaptés à votre moteur et boîte de vitesse. Si vous changez votre filtre à huile au moment de la vidange, vous aurez également besoin d’une clé à sangle.

Voici deux types de bacs de vidange (ou bacs de récupération). Celui à gauche est le plus pratique, on peut le refermer de manière étanche pour l’emmener au centre de tri ou la déchetterie la plus proche. Celui de droite permet de récupérer des liquides que l’on va réutiliser ou transvaser.

Remise à niveau du liquide de refroidissement dans le vase d’expansion d’une 4L
A l’aide de la grosse seringue, on vide le liquide de frein usagé du réservoir avant de le remplir par du neuf pour la purge des freins.

L’entonnoir est obligatoire pour réaliser des remplissages proprement et ne pas en renverser partout dans le moteur et sur le sol. Prévoyez plusieurs tailles d’entonnoirs selon les orifices à remplir (vase d’expansion comme ici, radiateur d’eau, remplissage d’huile par le cache-culbuteur, réservoir de lave-glace, réservoir de liquide de frein…). Sur la photo droite, je me sers d’une grosse seringue (très pratique !) pour vider le réservoir de liquide de frein usagé avant de faire la purge.

La clé de vidange avec les embouts adaptés et la clé à sangle pour desserrer le filtre à huile sont deux outils incontournables pour réaliser la vidange moteur vous-même.

L’outillage spécifique indispensable pour restaurer une voiture ancienne

Maintenant que nous avons passé en revue tous les outils universels de base dont vous aurez tout le temps besoin, voyons à présent les outils plus spécifiques mais qui vous seront indispensables pour réaliser certaines opérations sur vos anciennes. Certes, vous les utiliserez moins souvent que les outils vus jusqu’ici, mais vous serez bien contents de les avoir au moment voulu.

  • L’arrache rotules et l’extracteur de roulement

L’arrache rotules est nécessaire pour pouvoir sortir les rotules de leur logement et ainsi réaliser n’importe quelle opération sur le train avant. On s’en sert en fait bien plus que l’on imagine. C’est un outil sur lequel on force pas mal, évitez donc les arraches rotules à 15€ qui vont finir en mille morceau à la première utilisation (expérience vécue). Mettez-y le prix, vous ne le regretterez pas.

Extraction d’une rotule de direction de 4L à l’aide d’un arrache rotule Facom.

Comme son nom l’indique, l’extracteur de roulement vous servira au moment de changer vos anciens roulements par des neufs. Ce n’est pas une opération très fréquente, mais vous pourrez être amené à la faire et dans ce cas, vous n’aurez d’autre choix que d’utiliser un arrache roulement. Là encore, évitez les daubes premier prix à 15€ qui, en plus de ne pas être résistant, ne sont vraiment pas pratiques à utiliser (expérience aussi vécue).

Extraction d’un roulement de roue de 4L à l’aide d’un extracteur Facom (et d’un étau !).

Clé à tuyauter

Je rajouterais également une clé à tuyauter, qui permet de desserrer les canalisations de frein facilement et ce sans risque de foirer l’écrou. En effet, on a souvent tendance à forcer avec une clé plate pour cette opération, alors que l’écrou du tuyau de frein est très souvent bloqué par la corrosion et bloque. Résultat, on arrondit l’écrou qui devient complètement inutilisable. Utilisez donc une clé à tuyauter dès le départ, vous n’aurez plus aucune difficulté pour desserrer vos raccords de frein ! Les plus communes sur nos anciennes sont les clés de 8, 10, 11, 13, sachant que chaque clé à tuyauter possède généralement deux fourches de dimensions différentes (par exemple 8×10 ou 11×13).

Une clé à tuyauter 8×10. La clé à tuyauter a la particularité d’épouser la forme de l’écrou sur 4 faces et permet d’exercer une force importante sans risque de riper et d’arrondir les arrêtes. Elle desserre les raccords de frein proprement là où la clé plate à tendance à riper.

 

  • Outillage de contrôle et de précision : clé dynamométrique,  pied à coulisse et jeu de cales d’épaisseur

La clé dynamométrique

La clé dynamométrique permet d’effectuer des serrages contrôlés, afin d’éviter de ne pas assez serrer ou au contraire, de mettre trop de force dans le serrage. Les couples de serrages à appliquer aux différentes vis ou écrous de votre ancienne, exprimés généralement en N.m (Newton-mètre) ou kg.m (Kilogramme-force mètres) sont déterminés par le constructeur. Il convient de les respecter lors du remontage, et on utilise pour contrôler cela une clé dynamométrique. Si votre budget le permet, optez pour une clé dynamométrique à cliquet et avec indicateur sensoriel et / ou auditif, vous gagnerez en temps et en efficacité. Si vous ne respectez pas les couples de serrage, les assemblages pourraient se desserrer (serrage trop faible) ou au contraire rompre (serrage trop important). C’est d’autant plus important lorsqu’il s’agit d’un serrage garantissant l’étanchéité d’un joint (de culasse par exemple) ou la bonne mobilité d’une articulation ou d’un roulement.

On utilise la clé dynamométrique pour toutes les parties de la voiture. Ici, le fameux remontage de la culasse et le serrage du joint de culasse lors de la restauration du moteur de ma 4L.
Sur cette clé dynamométrique Ks Tools, il suffit de régler le couple désiré (ici 40 N.m) : une fois atteint, on entend et on ressent un petit claquement.

 

Encore d’autres exemples de serrage à la clé dynamo : vis de disque de frein (à gauche), vis de disque d’embrayage (à droite).

Jeu de cales d’épaisseur et pied à coulisse

Avoir un jeu de cales d’épaisseur est incontournable dans tout bon atelier ! Il va permettre, notamment, de pouvoir régler le jeu aux soupapes : une opération de base qu’on est bien souvent amenés à réaliser.

Si le pied à coulisse n’est pas obligatoire dans une caisse à outil, il se révèle néanmoins très pratique dans de nombreux cas pour mesurer des côtes : visserie, épaisseur de tôle, épaisseur de joint, profondeur d’une gorge… il est utile partout ! Un pied à coulisse ne vaut pas grand chose et dépanne bien souvent. Comme il s’agit d’un outil de précision, évitez d’acheter les pieds à coulisse premier prix, vous risquerez d’avoir trop souvent des valeurs faussées qui vous obligeront à vous y reprendre plusieurs fois. Le pied à coulisse à écran digital est idéal selon moi pour gagner du temps et du confort de lecture.

A gauche, les cales d’épaisseur sont utilisées pour contrôler le jeu entre le pignon et le corps d’une pompe à huile (4L). A droite, j’utilise un pied à coulisse pour déterminer l’épaisseur d’une tôle que je vais devoir reproduire (aile avant de 4L).

  • Jeu de tarauds et filières

Non il ne s’agit pas d’un jeu de cartes ! Les tarauds et filières permettent de reconstituer les filetages et taraudages abîmés, qui sont légions sur une voiture ancienne (filetage écrasé à la suite d’un choc ou d’un mauvais serrage, corrosion…). Rétablir tous les filetages est une opération indispensable en restauration et permet de garantir le bon serrage des éléments. Les tarauds et filières sont généralement vendus en coffret complet comprenant les filetages les plus courants et les portes-outils adaptés.

Ici, deux jeux de tarauds et filières. Celui du haut est un entrée de gamme, que l’on trouve à peu près partout. Il fait le travail pour dépanner. Celui du bas est de meilleure qualité, et possède un système de porte-outils (tarauds et filières) à cliquet, qui se révèle très pratique lorsque l’on a pas l’espace suffisant pour faire tourner l’outil sur lui même à 360°.

  • Fer à souder / pince à sertir

L’électricité sur une ancienne… ça n’est jamais très fiable ! Qui n’a jamais rencontré de problèmes électrique sur son auto ? Personne. C’est pour cela qu’il vaut mieux être équipé d’un petit fer à souder et d’une pince à sertir pour réaliser quelques dépannages sur le circuit électrique : remplacer une cosse, changer un fil, réaliser une rallonge, brancher un nouvel accessoire électrique…

Inutile d’espérer faire des réparations électriques de qualité sans un fer à souder et une bonne pince à sertir ! 🙂

Justement, en parlant d’électricité, a-t-on besoin d’outillage électroportatif pour entretenir, réparer et rénover une ancienne ?

L’outillage électroportatif

Pour ne faire que de l’entretien et de petites réparations électrique ou mécanique de base sur votre ancienne, vous n’aurez normalement pas réellement besoin d’outillage électroportatif. En revanche, dès lors que vous vous attaquez à une rénovation, même partielle, certains outils électriques deviennent indispensables.

  • La meuleuse d’angle

La meuleuse d’angle (ou disqueuse) est certes un outil bruyant et salissant, mais elle est particulièrement efficace pour tout les travaux de décapage ou de découpe par exemple, montée avec une brosse métallique ou un disque à tronçonner.

Disqueuse équipée d’une brosse métallique (décapage)
Équipée cette fois-ci d’un disque à décaper
  • La clé à choc

J’utilise depuis maintenant un an une clé à choc sur batterie, et je dois vous dire que ça change un peu la vie ! Nul besoin de forcer comme un âne avec une clé et un tube d’un mètre en guise de rallonge pour desserrer un écrou de moyeu par exemple. Quelques coups de clés à choc et le tour est joué. Cela permet également de desserrer des écrous qui se sont “soudés” à cause de la corrosion, ou encore de desserrer des écrous sur une pièce en mouvement qu’on peut difficilement bloquer (les écrous de volant moteur par exemple). On gagne également un temps fou au démontage et au remontage des roues. Bref, que du positif. Mais c’est un outil assez cher et ce n’est clairement pas indispensable. Cela permet surtout un gain de productivité.

Clé à choc et douilles à choc spéciales jantes font toujours bon ménage !

Quelques outils pour aller plus loin

Sans rentrer dans l’outillage professionnel, voici les outils un peu plus élaborés dont vous aurez besoin si vous commencez à toucher un peu ! Réglages moteur, rénovation de la carrosserie, du châssis, rénovation complète d’un moteur…

  • La Dremel (mini outil rotatif)

On ne pense pas en avoir besoin quand on n’en possède pas. Et le jour où on l’achète, on ne peut plus s’en passer. Personnellement, j’utilise ma Dremel très souvent, particulièrement pour les petits travaux de carrosserie ou de soudure. Cela permet de faire des travaux de précisions sans y passer des heures (petits décapages ou meulages, petites découpes). Dans de nombreux cas, la Dremel remplace aisément la lime, la meule ou même la scie à métaux.

  •  Décapeur thermique

Le décapeur thermique a bien d’autres utilités que le simple décapage de la peinture. Je l’utilise pour faire tout un tas de travaux : électricité (gaine thermorétractable), installation de plaque de bitume acoustique sur les tôles, retrait de résidus de colle ou de bitume, soudure plastique… bref, pour moi un indispensable dans tout atelier !

J’utilise ici le pistolet thermique pour réaliser un joint étanche sur un conduit d’air à l’aide d’une gaine thermorétractable.

 

  • Jeu de clés mixtes à cliquet

En complément du jeu de clés mixtes classiques, la version cliquet s’avère extrêmement intéressante dans les endroits exigus, si nombreux sur nos anciennes. Qui n’a pas déjà passé des dizaines de minutes pour desserrer un simple écrou avec une clé plate, à cause d’un angle de reprise trop faible ? Cela nécessite d’insérer la clé sur l’écrou puis de la retirer un nombre incalculable de fois, une opération s’avérant assez fatigante qui plus est. La clé mixte à cliquet permet dans ces cas là un gain de production non négligeable. Néanmoins, il faut payer le prix fort pour s’offrir un jeu de clés de qualité.

Un jeu neuf de clé mixtes à cliquet Facom (9 à 19). Bon, ça coûte un bras mais ça nous fait gagner un temps fou !
Les clés sont parfaitement finies et très bien étudiées : système de blocage de l’écrou dans l’oeil, fourche anti-ripage… C’est beau !

 

  • Compresseur avec soufflette, gonfleur…

Si vous avez les moyens et un peu de place, investissez dans un compresseur et quelques outils qui vont avec : soufflette (indispensable en restauration), gonfleur (pneus) voire un pistolet à peinture, une clé à choc etc.

Les outils à air comprimés (pneumatiques) peuvent s’avérer très utiles, même pour nos anciennes. A gauche, la soufflette, que l’on utilise souvent, ici pour nettoyer un filtre à air. A droite, une clé à choc pneumatique, qui permet de desserrer des écrous sans forcer. Ici, un écrou de moyeu que l’on desserre facilement sans même devoir bloquer la roue.

  • Chèvre / support moteur

Si vous avez pour projet de refaire à neuf votre moteur, vous n’aurez d’autre choix que de le sortir de votre compartiment moteur. Pour cela, vous aurez besoin d’une chèvre ou d’un palan. Le support moteur est facultatif, mais il permet tout de même de travailler sur votre moteur dans de bonnes conditions : sécurité, confort, productivité.

  • Lampe stroboscopique

Pour obtenir un réglage précis de l’avance à l’allumage de votre moteur, vous devez utiliser une lampe stroboscopique. Ce n’est pas si cher qu’on le pense et cela permet au moteur de fonctionner de manière optimale : pas de trous à l’accélération et une consommation d’essence “normale” notamment.

Voici une lampe stroboscopique, équipée d’une molette à l’arrière pour régler le degré d’avance. La pince rouge se positionne sur le fil de la bougie n°1, et les câbles sur les bornes de votre batterie.
  • Testeur de compression

Le test des compressions du moteur est un des outils de diagnostic les plus importants à réaliser sur une ancienne. C’est un témoin majeur de la bonne santé du moteur : des compressions trop basses témoignent d’un dysfonctionnement majeur au niveau de la culasse ou du bloc (soupape défectueuse, segmentation H.S…).

Testeur de compression, à visser ou à positionner dans les trous de bougies.
  •  Pince à segments et collier compresseur de segments

La pince à segment est selon moi obligatoire pour monter les segments neufs sur les pistons. Elle permet de les écarter uniformément et ainsi de pouvoir les insérer dans leur gorge sans risquer de rayer le piston, ce qui peut-être fatal.

Segment et pince à segment

Autre outil pour le remontage des segments :  le collier compresseur de segments. C’est un petit outil qui vaut moins de 10€ et qui rend bien service au moment de remonter vos pistons dans le bloc moteur (ou dans les chemises). Ce collier permet de compresser les segments pour éviter qu’ils ne bloquent au moment du remontage. On peut y arriver sans, mais on risque de rayer les cylindres, d’endommager les segments prématurément et, accessoirement, de se coincer les doigts…

Collier compresseur de segments

BIEN ACHETER SON OUTILLAGE POUR RÉPARER SA VOITURE ANCIENNE

Quelle qualité d’outillage choisir ?

Nous avons déjà abordé le sujet à maintes reprises tout au long de l’article, mais on ne le répétera jamais assez : ne lésinez pas sur la qualité des outils ! C’est la règle numéro un. Et je parle en connaissance de cause : à chaque fois que j’achète un outil “entrée de gamme”, je regrette mon achat. Soit il casse prématurément (extracteur de rotule), soit il n’est pas pratique à utiliser, soit encore il ne favorise pas la productivité. D’autant plus qu’aujourd’hui, il est très facile de tomber sur des outils de très mauvaise qualité, ou en tout cas qui ne sont pas adaptés à la réparation automobile. En revanche, on ne regrette jamais d’acheter cher des outils de qualité, tant ils vous rendront de bons et loyaux services : longévité, gain de temps, confort accru, ergonomie parfaite…

Exemple : un extracteur 1er prix à 20€ VS extracteur Facom à 100€

Extracteur de roulement 1er prix
Extracteur de roulement Facom

Voici deux extracteurs de roulement. A première vue, ils se ressemblent beaucoup : 3 griffes et une vis centrale d’appui. On pourrait croire que c’est plus ou moins la même chose. Pas vraiment. En haut, un extracteur à 20€ acheté en magasin auto : les écrous des griffes se desserrent en permanence, il est très difficile de bien positionner l’extracteur puisqu’il ne se centre pas automatiquement, une fois sur 2 l’extracteur saute lorsqu’il doit un peu forcer, il faut le maintenir en même temps qu’on le serre… bref, un véritable calvaire à l’utilisation.

En bas, un extracteur Facom à 100€ environ, équipé d’un système de centrage automatique, de ressorts pour le maintenir sur le roulement et de griffes bien conçues. Résultat, vous le mettez sur le roulement, vous serrez et le tour est joué. 1 minute pour extraire un roulement avec un Facom contre 1/4 d’heure (quand tout va bien) avec l’extracteur premier prix…

Alors bien sûr, acheter des outils de qualité a un coût. Un Facom (par exemple) peut coûter 4 à 5 fois plus cher qu’une outil premier prix chez Leroy Merlin. Certes, mais il va aussi vous faire gagner du temps et vous suivre bien plus longtemps, voire même se transmettre de génération en génération !

Acheter des outils de qualité sans se ruiner

Acheter de l’outillage de qualité, c’est un peu un investissement : vous y mettez le prix fort mais vous savez qu’au final, vous serez gagnant et l’achat sera rentabilisé. D’autant plus que les marques qui fabriquent des outils d’excellente qualité les garantissent (généralement) à vie… vous ne risquez donc pas grand chose !

Achetez vos outils petit à petit

En effet, vous n’êtes pas obligés d’acheter l’ensemble de votre outillage en une seule fois, car cela risquerait bien de faire un trou dans votre portefeuille. Il vaut mieux acheter vos outils progressivement en fonction des travaux que vous avez à faire à l’instant T sur votre auto. Vous pourrez ainsi acheter des outils de marques de qualité, sans craquer votre PEL.

Achetez des outils d’occasion !

Enfin, pensez aux outils d’occasion ! On n’y pense pas toujours, mais les sites d’annonces entre particuliers (Le bon coin particulièrement) regorgent d’outillage de marques renommées  ! C’est une excellente alternative pour faire des économies. Pourquoi toujours acheter des outils neufs alors qu’on peut parfois trouver des outils en très bon état, garantis à vie, deux à trois fois moins chers ? Et puis, réparer une voiture ancienne avec des outils anciens, c’est la classe non ? Nous avons la chance de réparer des voitures qui ne nécessitent pas d’outils modernes… alors nul besoin de vous ruiner, les outils qui ont le même âge que votre ancienne seront parfaitement adaptés pour l’entretenir et la réparer. C’est aussi un geste pour préserver notre planète : les outils à main de marque sont robustes et durables, arrêtons de n’acheter que du neuf et dirigeons-nous aussi vers la seconde main !

Quelles marques d’outillage choisir pour réparer nos voitures anciennes ?

Aujourd’hui, les marques d’outillage à main sont légions sur le marché… on trouve tous les prix et toutes les qualités. Est-ce vraiment nécessaire d’acheter toujours le meilleur ? La réponse : oui et non. En fait, cela dépend surtout de l’utilisation que vous allez en faire. Pour un outil dont vous allez vous servir une fois par an et qui ne nécessite pas de forcer dessus, il est à mon sens inutile de se diriger vers le très haut de gamme. En revanche, pour les outils de base dont vous allez vous servir intensivement comme les clés mixtes, les clés à cliquet et douille, les tournevis, les pinces… il est préférable d’investir dans des marques de très bonne qualité.

Les marques haut de gamme

Parmi les meilleures marques d’outillage (certaines garantissent à vie tous leurs outils), on peut citer : Facom, SAM, Gedore, Irimo, Beta, Wurth, Knipex, Snap-on (Bahco), Wiha, Stahlwille, Hazet, Sonic Equipment. Avec ces marques, vous allez payer le prix fort, mais vous pouvez y aller les yeux fermés, c’est le top du top, d’autant plus qu’une bonne partie de leurs outils est encore fabriquée en Europe. Ce sont d’ailleurs, pour la plupart, des fabricants d’outils : ils possèdent leur propre production, leurs propres usines dans certains cas. A privilégier pour les outils à usage intensif. Ce sont aussi les marques qui investissent le plus en R&D : certaines d’entre elles sont toujours à la pointe en matière d’innovation avec parfois de très bonnes idées pour améliorer la productivité ou la qualité du travail (notamment Facom). Cela peut être intéressant si vous désirez acheter du neuf.

Les marques milieu de gamme

Il y a ensuite les marques milieu de gamme. Elles feront l’affaire dans 80% des cas, mais la qualité ou l’ergonomie peut s’avérer limite pour un usage très intensif. On peut citer : Stanley / Bost / Expert (il s’agit plus ou moins des mêmes outils), Ks Tools, Norauto, Draper Expert, Kraftwerk… La qualité est au rendez-vous mais les produits ne sont pas tous garantis à vie. Malgré un cahier des charges stricte, certaines de ces marques ont aussi tendance à délocaliser la production en Asie, la durabilité des outils s’en faisant parfois ressentir. Certaines de ces marques ne sont pas fabricantes (Ks Tools par exemple). Cela reste d’excellentes marques pour des réparations régulières à intensive de votre ancienne.

Les autres marques (ou outillage “no name”) sont globalement à bannir. Il ne faut bien sûr pas en faire une règle absolue, certains outils de ces marques pouvant s’avérer pratiques, mais il vaut mieux les fuir dans la plupart des cas.

Y-a-t-il des marques à privilégier pour certains types d’outils ?

Parmi les marques que nous avons cité, certaines ont été créées au 19ème siècle et sont parfois à l’origine d’inventions en terme d’outillage. Elles possèdent donc un savoir-faire et une expérience inégalés. C’est par exemple le cas de la marque suédoise Bahco, créée en 1886, dont le fondateur a inventé l’ancêtre de la clé à molette dans les années 1890. Ce n’est donc pas un hasard si Bahco est aujourd’hui un leader de la clé à molette… D’autres marques se sont également positionnées en véritables spécialistes d’un type d’outillage et sont devenues des références.

Quelques exemples de marques historiques ou spécialistes

Voici donc quelques marques à privilégier pour des outils spécifiques :

  • Clé à molette : Bahco (voir ci-dessus). Il faut les avoir en main pour comprendre. Selon moi mieux que Facom sur cet outil, c’est pour dire… Ergonomie parfaite, jeu limité, résistance au top.
  • Pince multiprise : Knipex. Spécialiste et référence incontestable de la pince multiprise, avec notamment la Alligator et la Cobra. A côté, les autres pinces multiprises paraissent presque désagréables à utiliser… Les différentes pinces Knipex (coupante, à bec long) sont également excellentes, mais la différence avec les autres marques est moins flagrante.
  • Tournevis : Stanley / Bost / Expert. C’est assez personnel, mais je trouve l’ergonomie de ces tournevis un cran au dessus des autres marques : la prise en main est parfaite et on n’a pas besoin de forcer. Wera est également une référence en la matière.
  • Servante : Facom / Sonic Equipment.
  • Clés plates et mixtes : Facom et Stahlwille. La forme des fourches est méticuleusement étudiée pour une productivité optimale. Qualité de fabrication inégalée.

 

Vous savez maintenant quels outils acheter en priorité pour réparer votre ancienne ou débuter dans la restauration ! 😉 N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires (juste en dessous de cet article) ou à nous partager vos expériences et avis sur ce sujet. Retrouvez-nous également sur Facebook (Sortie de Grange) et Instagram (sortiedegrange) !

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